Distance : 2 688 KM
Durée : 7 jours
Difficulté : 3/5
Beauté des paysages : 4/5
Budget : 750€
Motard depuis décembre 2012 après avoir passé mes heures sous l'eau et mon permis sous la neige d'Alsace, j'ai débuté prudemment sur un Kawasaki Versys 650.
Après 7 années de bons et loyaux services (1 chute, 50 000 km dont 100 km de off-road), la pandémie m'a fait craquer pour passer sur un KTM 1090 Adventure. Depuis, je l'ai équipé pour les road trips et le off-road. Cela m'a permis de faire les Alpes françaises. Je les raconterai peut-être ici, bien que le tracé de la RGA ne soit plus un secret pour personne. J'ai quelques projets que je suis seul à comprendre vraiment, et que je tenterai certainement de partager.
Tu remarqueras certainement un détail sur certaines des photos que je partagerai ... Yoshi. Il m'a été offert par des amis et me suit depuis lors sur tous mes trajets motos afin d'apporter la joie et la sympathie que nous ne pouvons pas évoquer sous un casque. Il est souvent déclencheur de bienveillance.
A bientôt sur la route et les chemins en tout genre, par tous les temps.
Merci et V à toi !
Température minimale rencontrée : 9°C au sommet de l'Iseran
Température maximale rencontrée : 42°C à Grenoble (au retour)
En haute montagne le temps peut changer très vite. Garde à l'esprit que même en été, tu peux être en hiver.
Hormis la 1ère nuit à Thonon, mes réservations pour la nuit (Camping ou chambre) se sont toutes faites entre 14h et 16h30 pour le soir même, voir même débarquer à 17h30 pour demander si il y avait une place pour la nuit. J'ajouterai que je l'ai faite la dernière semaine de juillet (Au cas où tu serais sceptique sur la disponibilité des chambres).
160 L. C'est ce qu'il m'a fallu pour réaliser ce road trip à raison d'une consommation moyenne de 6.5l / 100 km.
Pas d'inquiétude, tu es en France, et des stations il y en a dans chaque ville ou village au pied des cols.
30 min : Le temps que tu vas mettre pour lire mon récit au complet si tu en a la motivation. Sinon, profite des photos et des tracés et bonne route à toi !
Les endroits sont nombreux, mais à mon sens ce sont ceux-ci qui valent l'arrêt :
- Le Barrage de Roselend : Un petit détour à faire en prenant à droite en arrivant au Lac
- Le pré de Madame Carle : Un autre détour qui t'entourera de hautes montagnes
- La cime de la Bonette : Gare toi, et monte à pied à la table d'orientation. Une vue imprenable s'offrira à toi.
- Les gorges du Cians & Les gorges de Daluis : Pour leur couleur et leurs tracés somptueux
Je te présente mon road trip au départ de l'Alsace réalisé en 2022. La RGA à proprement dit est un tracé situé entre Thonon les bains et Menton.
Tu peux donc te passer de la première et des deux dernières étapes selon ton point de départ. Je mets simplement un point d'honneur à te narrer la totalité de mon road trip, selon mon petit point de vue.
Mes adresses de nuitée :
- Lanslebourg-Mont-Cenis : Les Marmottes (Appartement de vacances) ~50€
- Barcelonnette : Camping La Chaup *** avec piscine pour te détendre le soir ~16€ avec l'électricité
- Rigaud : L'arberc (Gite/Appartement) avec piscine. Un calme et une vue magnifique ~75€ le gite
Pour le reste des nuits, j'ai rendu visite à des connaissances proches. je ne pourrai donc pas te conseiller.
Mes repas du soir :
- Lanslebourg-Mont-Cenis : Pizzeria le 18 où tu peux déguster une pizza aux produits locaux
- Barcelonnette : Camping La Chaup *** Le gérant te propose une petite carte de repas réalisés sur place
- Rigaud : Un tour à la supérette de Puget-Théniers pour faire ta petite salade composée dans une cuisine équipée.
Barr - Thonon
Distance : 456 KM
Difficulté : 3/5
Route goudronnée
Prologue RGA
Départ de bonne heure pour enquiller les 450 km jusqu'à Thonon 🏍️. Les 2 premières heures se font sur voie rapide🛣️. Connaissant les routes et le paysage jusqu'au Sud de l'Alsace je ne souhaite pas m'attarder.
Je sors donc des voies rapides pour atteindre Pont de Roide, puis Maîche 🏞️ En longeant la frontière suisse je traverse deux villages (La Chenalotte & Noël-Cerneu) au paysage dévasté 😳. La majorité des bâtisses ont le toit bâché, et les services de secours s'affairent encore à mettre en sécurité les toits restants portant les stigmates d'un passage de grêle récent et hors norme ⛈️☄️.
J'arrive à Morteau et me réjouis d'en ressortir pour le paysage des gorges du Doubs, malheureusement ces dernières sont en cours de sécurisation. La route est donc déviée et je rattrape les gorges 10 km plus loin, pour la fin... ⚠️↩️
La descente vers Genève puis Thonon devient une étuve, 35 degrés au tableau de bord 🌡️☀️, avec le bitume qui commence à se liquéfier dans des virages malheureusement magnifiques, les risques sont belles et bien là 😕. Ajouté à cela un GPS ou le navigateur (moi) qui a dû bugger 2 secondes et me voilà engagé sur la mauvaise route, où plutôt... Autoroute.
3€, 25 min, un appel au personnel car ma moto n'était pas détectée par la borne et le badge télépéage (pris en secours au cas où) ne fonctionnant pas non plus, j'ai pu me consoler à travers 2 tunnels (sous le village du père Noël, si si 😝, le Mont Sion, tu iras vérifier si tu ne me crois pas), tunnels qui étaient à une température de 28 degrés, ce qui a fait un bien fou 🌬️❄️.
Ayant retrouvé ma route, j'ai pu passer à l'hôtel, me rafraîchir avant de redescendre à Thonon où m'attendait la fameuse borne kilométrique de la RGA. Borne qui, quand j'arrive était occupée par des... Lorrains 😂 ils sont toujours là au mauvais moment non ? 😅 Il s'en suit une petite visite du port de Thonon, et les 20 premiers kilomètres de la RGA, les décors et les tracés sont déjà magnifiques 🤩🤪
Il va tout de même falloir s'arrêter là pour aujourd'hui car les 550 km se font sentir 🥱 et rien de mieux qu'une bonne nuit de repos pour attaquer comme il se doit 😁.
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Thonon - Lanslebourg-Mont-Cenis
Distance : 316 KM
Difficulté : 3/5
Route goudronnée
RGA - Jour 1
Après un petit déjeuner copieux et une attention particulière du gérant aux motards (relais moto oblige) c'est parti pour réellement commencer cette fameuse Route des Grandes Alpes. Début de journée tranquille en avalant les premiers kilomètres, le col de la Colombière après Les Gets est le premier, niché entre deux vallées il offre une vue imprenable. Il y a du monde, et je rattrape de justesse les 270 kg de mon Orange 🍊 suite à une erreur d'appréciation du sol. Elle commence bien la journée... 😓
Après les photos habituelles de touriste professionnel, je descends sur l'autre versant et rattrape des groupes de motards. J'arrive à en passer 2 aisément car ils prennent leur temps et laissent de la place, je les retrouverai d'ailleurs à plusieurs endroits durant la journée. Un binôme d'allemand en BMW (pour ne pas changer) n'étant pas aussi partageur tentent de me bloquer. Manœuvres totalement inutiles, nous roulons tous sur les routes avec la même passion. Je les laisse sur place dans une belle côte... Certainement que leur monture ne pouvait pas donner plus 🤔🤷♂️🚲.
Traversant peu après la ville de Cluses se trouvant sur un plateau, je retrouve les bâtiments et aménagements typiques des Alpes. Tiens tant que nous parlons de cette ville, elle est plate à telle point que je me suis demandé si elle avait pas été mise à niveau durant sa construction 📏📐⚒️. N'ayant pas la réponse, la question reste toujours en suspens.
La route file et j'approche du col des Aravis. Passage obligé par le Grand Bornand et La Clusaz. Cette dernière, qui, un dimanche matin est animée par le marché. Autant dire un enfer pour motard qui ne souhaite que traverser 😅.
Arrivant - enfin - aux Aravis, je profite du son des cloches suspendues au cou des vaches et du paysage que j'ai si souvent vu en photo. C'est tout de même mieux en vrai 📷😁Je remonte en selle et peu de temps après je me fais accrocher par un motard en TDM 900🏍️, au fil des kilomètres je lui fais signe quand il peut dépasser en sécurité et traçons la route jusqu'aux Saisies. Nous échangeons un peu devant le paysage (accent Belge d'un côté et Alsacien de l'autre) et il se propose de passer devant pour la suite
Je le suis donc de gaieté de cœur, ce qui me permet de relâcher l'attention demandée par la navigation et me laisse porter jusqu'au Barrage de Roselend. Nous nous octroyons une pause rafraîchissante dans l'un des bars 🍹et continuons nos chemins respectifs. Je traverse le barrage pour les prises de vues et reste émerveillé devant le bleu cyan de l'étendue d'eau.
N'étant pas passé depuis environ 25 ans, je mets à jour mes souvenirs 🤩. Je continue vers le Cormet de Roselend, lieu magnifique et quelque peu intrigant. Il semble y avoir une tourbière au milieu sans que l'eau ne puisse sortir du lieu 🤔. J'atteins Bourg-Saint-Maurice par une température de 38 degrés et réalise un détour par le col du petit Saint Bernard, la frontière avec l'Italie.
Le ciel se couvre ☁️, il reste le col d'Iseran à passer avant la fin de la journée et l'après-midi est déjà bien entamée. Je descends La Rosière, remonte vers Tignes, la route est large et les lacets s'enchaînent à un bon rythme. Un nuage sombre m' inquiète quelque peu, je décide donc de mettre mes bottes et la combinaison pluie.
Dans ces moments là on a tous les mêmes pensées, "oui mais je la mets, mais elle servira à rien et gnagnagna" tu te rassure comme tu peux, c'est con, mais humain 🤣 alors que tu sais pertinemment qu'à un moment où un autre, tu vas finir trempé.
Pour moi c'était entre Tignes et Val d'Isère après avoir photographié une ondée de pluie au dessus de Tignes. J'ai passé quelques tunnels longeant le lac et je me suis retrouvé devant une route fermée par une barrière clignotante 🚧😅
Tu sais, le genre de barrière où tu es seul à attendre, sans informations sur l'origine ou la réouverture, au pied d'une caméra de sécurité dont l'opérateur est éperdument entrain de rigoler car il est au sec 😒. C'est à ce moment là que la pluie et l'orage se transforme en petite grêle ⛈️🌧️❄️... La file de véhicule de s'allonger au fil des minutes et au bout d'une demi heure passée à te faire saucer, la barrière s'ouvre.
Tu comprends alors que la raison pour laquelle tu as été arrêté est loin d'être anodine. La pluie a été suffisamment conséquente pour que le dévidoir de pluie situé entre les 2 derniers tunnels recrache tout sur la route et que les services de sécurité attendaient que l'eau baisse 😑. Je traverse Val d'Isère avec 3cm d'eau dans les rues et des ruisseaux passant dans tous les sens. Je gravis le col d'Iseran presque au sec sans âme qui vive, même les habituels photographes ont désertés. J'arrive au point culminant avec 12 degrés et un vent à décorner des bœufs, où des chamois 🐏🌬️... Pas une marmotte à l'horizon.
Je croise tout de même une marmotte pressée de traverser la route sur la descente avant de reprendre un 3eme orage⚡. Décidément c'est ma journée 😅.
Je trouve une chambre d'hôte en dernière minute histoire de sécher l'équipement dans la vallée. Je terminerai sur une note magique en écrivant ces quelques mots avec un couple de sphinx colibris voletant autour de moi en quête de nectar présent dans les jardinières de Lanslebourg 🕊️🌷🌺
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Lanslebourg-Mont-Cenis - Barcelonnette
Distance : 276 KM
Difficulté : 3/5
Route goudronnée
RGA - Jour 2
La nuit fut longue et reposante. Une nouvelle journée se profile, un petit déj sorti du topcase pris sur le trottoir et go ! Ce début de journée est frais, le thermomètre indique 19,5 degrés, mais j'ai dû mal à y croire, c'est que j'aurais presque froid. Je descend la vallée de l'Arc, en longeant le cours d'eau du même nom. Cette vallée est une carrière à ciel ouvert, des engins de chantiers se servent directement dans le lit de la rivière tellement elle charrie de rocaille et ce, au niveau de chaque village ou presque. La route est peu attrayante, jusqu'au détour d'un virage où surgit le fort Victor-Emmanuel du haut de son rocher 🏰.
Bâtiment impressionnant, qu'on ne ferait certainement plus aujourd'hui. Je traverse Modane et monte le col du Télégraphe, l'ayant fait il y a 9 mois, la route me semblait plus longue et cela ne me prend qu'une 10ene de minutes pour y arriver. Je redescend à Valloire, petit village que j'adore et trouve le village encore endormi, pas de tourisme cette fois-ci 😕. Je m'arrête tout de même à l'exposition du concours de sculpture sur paille & foin qui s'est déroulée le mois dernier. Les artistes ont une sacré imagination et une parfaite connaissance de la paille.
Me remettant en selle, je commence l'ascension du col du Galibier. Le tracé parfaitement en tête, je ne traîne pas et prend plaisir à rouler dans ce col mythique.
J'arrive au sommet avec 9 petits degrés et un peu de vent 🥶. Quelques nuages parsèment les sommets avoisinants mais le paysage reste magnifique.
La route menant au col du Lautaret en contrebas à été partiellement refaite (un merci au tour de France 🚲). Elle n'est certes toujours pas large, mais elle est propre. Propreté qui s'explique certainement par les 3 agents du département qui nettoyaient les abords et m'ont gratifié d'un énorme bonjour ✋🏼✌🏼.
Il s'en suit la route vers Briançon que j'ai pratiqué la dernière fois en 2017, c'était une autoroute à excès à l'époque. Aujourd'hui.. j'ai été heureux d'avoir un trail car elle est sacrément défoncée 😢 des affaissement côté ravin, des nids de poules au milieu, un vrai slalom digne d'un super G 🎿. Après Briançon, où j'y reviendrais 2h plus tard, je m'oriente vers le parc régional massif des écrins, je traverse plusieurs villages ou campings géants, je ne sais pas trop. Il y a des tentes, des vans et des campings car dans tous les recoins🚐🏕️. La route est belle, mais de la largeur d'un camping car.
Vous imaginez si une voiture arrivait en face ? Figurez-vous que c'est arrivé, et c'était au centimètre près... L'auto a moitié dans le ravin, le camping car qui frotte les buissons. Les occupants on dû transpirer un peu, le gars avec sa R1250GS derrière moi était mort de rire 🏍️. Nous passons un poste de contrôle en fin de vallée (gratuit pour les 2 roues 😁) et débouchons sur le pré de Madame Carle.
Mais qui est donc cette Madame Carle et que fait elle ici 🤔 ? Le mystère reste entier. Quoi qu'il en soit, il s'agit d'un site naturel où l'eau du glacier Blanc en amont s'écoule et les éboulements rendent ce site majestueux. Ce coin est une impasse et nous nous trouvons dans un cirque comprenant le mont Pelvoux, la Barre des écrins, la Pointe de la Grande Sagne et le Glacier Blanc ⛰️⛰️⛰️🏔️
Nous ? Oui car je passe un peu de temps à discuter avec le couple à la GS, indiquant qu'ils avaient eu le courage de bivouaquer sous l'orage la veille et qu'il attaquaient une piste en duo chargés pour passer en Italie 💪🏼 et qu'ils étaient juste venu ici pour faire une photo, bravo à eux. Je rebrousse chemin jusqu'à Briançon après avoir mangé devant ce paysage fabuleux 🗻 J'enclenche la montée du Col d'Izoard, les premiers kilomètres sont simples et ressemblent au pied du mont Ventoux (en montant par Sault). En revanche, les derniers kilomètres mettent la mécanique à rude épreuve, l'inclinaison et les épingles font parti des plus compliquées que j'ai eu à gravir. Le jeu en vaut la chandelle, car une fois en haut, la vue est imprenable et je vois l'ensemble des sommets alentour ⛰️🏔️🗻.
La descente vers Vars n'est pas en reste, les freins chauffent comme jamais ils n'ont chauffés. Je passe ensuite par les Gorges du Guil, une route à flanc de falaise ou une circulation alternée est réalisée car la roche surplombe la route. Je suis émerveillé comme un enfant qui découvre un parc d'attraction.
Viens alors la montée vers le col de Vars, où je travers Vars (Saint Marcelin) , puis Vars (Ste Marie) , et encore Vars (les Claux) et enfin ! Vars (tout court) pour terminer au Col. Il fait pâle figure par rapport précédent mais reste bien plus vert et abordable.
La fin de la journée approche car Barcelonnette n'est plus très loin. Longeant l'Ubaye sur les derniers instants, j'admire ce coin très prisé pour le off-road. Les chemins étant ouverts à la circulation ici...
Demain sera la journée la plus haute de ce périple, alors une bonne nuit de sommeil est nécessaire 🥱
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Barcelonnette - Rigaud
Distance : 261 KM
Difficulté : 3/5
Route goudronnée
RGA - Jour 3
Réveillé tôt, car les campings sont ce qu'ils sont 🏕️, rangement et départ direct pour la destination suivante.
En guise de petit déjeuner, l'ascension de la plus haute route goudronnée d'Europe, oui, rien que ça 😅. Culminant à 2802 m le Col de la Bonnette est un paysage lunaire⛰️, et comme cela ne suffisait pas, si déjà tu as fait la route, monte à pied sur la cime de la Bonnette, 60 m plus haut... 😰 Je dois dire qu'à 8h du matin, par 9 degrés 🥶, c'est du sport, et tu te demandes quelle est l'idée qui te fait faire cela. Mais une fois en haut, le paysage est juste hallucinant, car rien n'est plus haut dans les alentours (sauf les nuages ☁️).
Je profite du lieu, étant absolument seul à cette heure matinale, mais pense tout de même à redescendre, car la route est longue. Croisant quelques marmottes, je passe le camp des fourches, un ancien casernement militaire, pour terminer dans la vallée de la Tinée. Cette même vallée qui, il y a moins de 10 jours a subit des éboulements🌩️. Par endroits la route est encore poussiéreuse et les tas de rochers et de boue sont encore apparents.
Je quitte cette vallée encaissée pour remonter vers le Col de la Couillole culminant à 1678m. La route y menant est féerique, des lacets, de la roche rouge et des arbres verts. Il faut toutefois rester prudent car le tracé est sinueux et peu large.
Me dirigeant alors vers les Gorges du Cians (rien avoir avec une quelconque couleur, juste le nom de la rivière qui les traverses) je note l'ensemble des panneaux routiers permettant d'y arriver 🚫.
⛔ Pas de véhicule de plus de 12m de long.
⛔ Pas plus de 2,5m de large.
⛔ Pas plus de 3m de haut.
J'ai rarement vu autant d'interdiction sur une route. Le jeu en vaut la chandelle, une petite route creusée dans un dédale de roche rouge surplombant le court d'eau. L'ancienne route est encore présente, mais interdite d'accès aux véhicules car trop instable, c'est bien dommage.
Je rebrousse chemin pour atteindre Valberg, une station de ski à consonance Allemande, et son col à une altitude de 1672 m. Même en plein été, cette station est bondée. La route me mène ensuite vers le Col de la Cayolle à 2324 m où il a fallu batailler pour trouver un semblant de route sans bosses. Je note également le changement radical de couleur, tout est d'ardoise ici.
Ne souhaitant pas retourner sur Barcelonnette, je descends par la même route 🔙 Faisant une halte à Guillaumes pour me désaltérer (il fait 35 degrés 🌡️) , je me prépare à retourner dans le paysage rouge des Gorges de Daluis. 17 tunnels dans la descente, 8 dans la montée avec une route qui se sépare bien souvent, l'une pour partir dans un tunnel, la seconde pour contourner la roche. La route est fabuleuse et laisse rêveur, à tel point que je la fais deux fois.
Bon la deuxième descente s'est faite à un train de sénateur, un poids lourd devant moi, dont le conducteur a rabattu les rétroviseurs pour passer les tunnels... 🚚 J'ai pu constater que les 300 m de hauteur ne me permettait pas de voir le fond depuis la route et que la roche, du schiste rouge est assez friable. En témoigne les quelques éclats présents sur les bords de la route.
Je continue mon chemin vers le sud des gorges du Cians, où trône la citadelle d'Entrevaux et plus loin où m'attend mon logement pour la nuit, avant la dernière journée ou demi-journée sur la route des Grandes Alpes.
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Rigaud - Menton - Grasse
Distance : 223 KM
Difficulté : 3/5
Route goudronnée
RGA - Jour 3,5
Dernier réveil sur la RGA, départ de Rigaud au sud des gorges du Cians en direction de Malaussène en longeant le Var. Une première zone de travaux 🚧 me fait traverser le Défilé du Chaudan, une voie rapide faite de virages dans une Gorge creusée par le Var. La déviation est forte sympathique 😁↗️.
Je remonte ensuite la vallée de la Tinée, empruntée la veille un peu plus haut et bifurque vers le col de Saint Martin. Il culmine à 1503 m et est entouré d'une station de ski un peu vieillissante. Je bascule dans la vallée suivante, la vallée de la Vésubie, malheureusement connue pour les inondations et éboulements subis il y a presque 2 ans 🌩️🌧️🌧️. J'atteins le belvédère de la Pause, donnant une vue plongeante sur le village de Saint-Martin-Vésubie. La vue est saisissante, le lit de la Vésubie est encore rempli de roche de toutes tailles. Pourtant les engins de chantiers présents en nombre dans la vallée travaillent d'arrache pied pour trier, évacuer, et canaliser tout cela 🚜🏗️⚒️.
Certains ponts ont été déplacés de quelques mètres afin d'être reconstruit le plus rapidement possible et de nombreux arbres sont encore présents au milieu de ce Chao. Je quitte la vallée en direction du col de Turini, l'ascension jusqu'au 1607m est peu large et sinueuse, mais à flan de montagne ⛰️. La descente est en revanche un enfer, des panneaux de travaux dans tous les sens, sans aucun travailleur, des gravillons fraîchement déposés par les service du département 😑.
Je traverse Sospel et retrouve une route fraîchement goudronnée avec un Hollandais voulant jouer avec sont GLS Amg. Nous roulons l'un derrière l'autre sur quelques kilomètres à un bon rythme.
La fin approche avec l'entrée de Menton, où j'arrive tant bien que mal en une demi-heure de bouchons par 35 degrés sur le front de mer au lieu de la seconde plaque RGA.
Après 3,5j de route sur la RGA, 1028kms depuis Thonon, c'en est terminé pour ce premier road trip. Le retour sera la semaine prochaine après une semaine de vacances dans le Sud de la France 🏖️
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Grasse - Esterel - Grasse (Bonus)
Distance : 126 KM
Difficulté : 3/5
Route goudronnée & Piste Off-Road
Il était une fois dans l'Ésterel
Parti en milieu de matinée pour découvrir les routes des calanques de l'Esterel à moto, je suis d'abord passé sans m'arrêter histoire de voir les beaux paysages et les spots pour m'arrêter au retour.
🏖️⛰️🌡️ Mon premier arrêt fut sur les plages du débarquement notamment la plage du Dramont où débarquèrent bon nombre de soldats Américain et Français le 15 Août 1944 ⚔️🛳️. Le monument s'apprête déjà à commémorer le centenaire, avec une fresque peinte en face du chaland de débarquement exposé.
Je continu ma route et remarqué un panneau "➡️ massif de l'Estérel" que je n'avais pas remarqué à l'aller. Pas de questions à se poser, j'y vais sans même réfléchir. La route est cabossée, composée à 90% de goudron et 20% de gravier. 🤔 Heu attend une minute, 90 et 20 c'est pas le bon ratio 🧮🤨... Et bien si, car même sur le goudron, il y avait une couche de gravier 😅. Pour être certain de pas tirer un tout droit et de pouvoir me rattraper sur ces petites routes escarpées, je déconnecte le Traction Control et le système d'ABS à l'arrière.
J'atteins rapidement le plateau d'Antheor qui donne une vue plongeante sur le village du même nom. C'est une impasse pour véhicule motorisé 🙁, je fais donc demi tour et suis le panneau "➡️ pic de l'Ours". Après quelques kilomètres passés à rouler délicatement sur ces routes, je gagne en confiance et atteins le pied du Pic, fermé ici aussi aux véhicules à moteur 🚧😟.
Zut, c'est bien dommage, mais compréhensible. Avec tous les feux de forêts 🔥et l'aridité de la région🌡️, les services départementaux ne prennent pas de risques 🚫⛔. Il vaut mieux respecter les consignes si on souhaite pouvoir accéder à des coins aussi somptueux à l'avenir ☺️.
Mon ascension étant terminée, je redescends par la voie à sens unique ⬆️. Oui, car je ne vous ai pas dit, mais une partie de la route est en réalité une boucle. Cette descente est côté massif et non côté mer, je me permets quelques micro-glisses contrôlées et je prends plaisir à laisser quelques traces dans les graviers.
N'étant pas encore totalement à l'aise avec ce genre de pratique, je reste toutefois prudent🥴. Je reprends la route des calanques peu après avoir gravi le Col de la Belle Barbe, culminant à une altitude impressionnante de...45 m, (aucun point de comparaison avec les cols réalisés les jours précédents) et profite ainsi du paysage côté Méditerranée.
Les falaises rouges ponctuées de pin parasol vert plongeant dans le bleu azuréen de la mer. Un paysage dont j'ai du mal à me lasser.
Il s'agit déjà, après quelques heures de route par plus de 30 degrés (je retiendrai les 37 degrés en plein Massif), de rentrer se rafraîchir, avant de finir de fondre telle une boule de glace malencontreusement laissée tombée par un enfant devant le glacier 🍦 pauvre petite glace 😥
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Grasse - Voiron
Distance : 358 KM
Difficulté : 3/5
Route goudronnée
Le retour Route Napoléon - Jour 1 du retour
Puisque toute bonne chose a une fin, ou plutôt puisque tout trajet mérite suite, avant un nouveau commencement, je m'attèle au retour depuis le grand Sud. La route Napoléon étant sur le trajet, c'est celle-ci que j'ai suivie sur la première partie jusqu'à Grenoble.
Au départ de Grasse ce matin avec 25 degrés en ce début de matinée, la température va vite faire yo-yo au gré du parcours.
Les routes longeant le parc National du Verdon sont belles et en assez bon état (comparées aux routes de Grasses qui sont bosselées au possible). Le paysage est à la fois vert et rocailleux 🌳🌲⛰️🏞️
Les strates des montagnes sont somptueuses et il est difficile de concevoir la force qu'il a fallu pour les faire ressortir dans ces massifs. 🌋
J'aperçois au loin ce qui pourrait ressembler à un nuage de fumée 🌫️🔥. Cela s'avère vérifié quelques minutes plus tard avec l'odeur de brûlé qui persiste sur une dizaine kilomètres 😥. Je me dirige alors vers le Lac de Serre-Ponçon, une étendue d'eau bleu turquoise qui serpente entre deux vallées 🏞️.
Je le contourne par le Sud et passe par le barrage. Ce dernier est le plus grand en Europe réalisé en terre. En remontant le lac avant de bifurquer en direction de Gap, de nombreux points de vue permettent d'admirer le paysage. Malheureusement, une fois descendu de la moto, le point de vue n'en est plus vraiment un😕. La position de conduite à moto permet de profiter mieux que quiconque de la magnificence des flots☺️.
J'attaque par la suite ce qui est certainement le dernier col montagneux de mon périple, le Col du Noyer. Culminant à une altitude de 1664 m 🍻 santé ! avec son refuge Napoléonien. Il offre une vue imprenable sur le parc national des Écrins.
Je discute avec un cycliste admirable sur mon périple et les dénivelés encaissés en si peu de temps. Lui même est parti de Fréjus la semaine passée pour réaliser des cols à VTT, respect à lui 👏 qui le fait à la force de ses jambes et de son mental 💪🏼.
Je découvre de l'autre côté du col, le barrage du Sautet et son lac. Barrage surplombant une gorge et sa via ferrata 115 m plus haut.
Je continue ma route vers Grenoble en laissant passer une colonne de Sapeurs-Pompiers partant sur un dégagement de fumée à hauteur de la commune de Laffrey 🚒🚒.
Décidément, la journée est chargée en fumée. Je traverse alors une ondée de pluie 🌧️🌦️ qui aura le mérite de faire descendre la température à 23 degrés 😅 un peu d'air, quel soulagement.
Ce fut de courte durée, ça une fois la pluie terminée, la descente dans la vallée Grenobloise se transforme en fournaise. Coincée entre le parc régional du Vercors et le massif de la Chartreuse cette vallée voit sa température grimper en flèche jusqu'à 42.5 degrés 🥵🥵. Heureusement que je m'arrête là pour la nuit, car les 3l d'eau que j'avais ont vite été vidés. En espérant que la journée suivante ne soit pas aussi chaude 😥
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Voiron - Barr
Distance : 475 KM
Difficulté : 3/5
Route goudronnée
Le retour - Jour 2
Afin de ne pas trop souffrir de la chaleur et éviter les orages prévus en fin de journée, j'ai décidé de faire de la ligne droite pour ce dernier jour. Alors bon, l'idée de tirer un trait entre le point A et le point B est alléchante car il n'y a que... 366 km 🤔.
Mais comme cela ne fonctionne pas aussi facilement, j'ai emprunté les anciennes routes nationales 🛣️. Oui, ces longs rubans de bitume, le plus souvent en ligne droite et totalement gratuit. Certaines sont encore bordées de vendeurs de fruits et légumes, de petits commerces et autres échoppes en tout genre. De plus sur ces fameuses routes, tu accélères ⏩, freine ◀️ à n'en plus finir au gré des villages, villes et lieu dits traversés.
La promenade est relativement bucolique et certains passages sont loin, très loin, d'être des lignes droites. Tu repères également les endroits où te restaurer en qualité et en quantité, merci les routiers 🚚🚛.
Pour ma part, j'ai choisi une petite boulangerie qui vante le pain artisanal sur la façade, en face d'un parking poids lourds. Je n'ai pas été déçu et suis reparti le ventre plein avec mon sandwich 🥪
Et non pas que la route m'ai dérangé, mais avec ces limitations, de nombreux kilomètres plus loin, j'ai craqué 😕.
J'ai vu le panneau bleu, celui qui indique une vraie voie rapide 🛣️, j'ai pris mon ticket 🛃 et j'ai ouvert les gaz en grand. Le tracé a défilé à un rythme bien soutenu jusqu'au milieu de l'Alsace, où m'attendaient 32 degrés et un bouchon lié à une zone de travaux 🚧🌡️
Je me suis faufilé un temps avec mon mètre vingt de large, pas si simple avec 5 heures de route dans les pattes. J'ai pris la première sortie et un arroseur agricole s'est chargé de me rafraîchir en mode Karcher 🌊🌊 (dit en passant je ne comprends pas l'utilité de noyer le bitume, et pas le champ qui en aurait besoin) mais bon, 5 minutes plus tard, tout était sec malheureusement. J'ai retrouvé ma route initiale un peu plus loin et en ai terminé avec ma journée. Après un peu plus de 2600 km, 7j, et autant de pleins ⛽, me voici de retour et j'ai bien besoin d'une douche 😅
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Bonus - La préparation
Distance : 1 KM
Difficulté : 1/5
Préparatifs
Tu t'en doute, un road trip se prépare ... Ou pas diront certains ... Un caleçon, une paire de chaussettes, un pain de savon et go !
Pour ma part, étant mon premier road trip d'une semaine en solo, je n'ai pas pu m'empêcher d'emmener des choses inutiles. Je n'ai aucune prétention dans ce qui va suivre, mais tu pourras t'en inspirer pour tes futurs paquetages.
La sacoche de réservoir de 15L va accueillir le plus utile (papiers, lunettes de soleil, chargeurs, combi pluie, PQ, ...) 3.497 kg.
La valise gauche de 45 L me permet d'emporter les vêtements de route 🧦🩲 et une tenue pour le soir, 10.241 kg.
La valise droite de 37 L intègre quant à elle la partie technique 🩹💊🧯(compresseur, kit mèche, bombe graisse, trousse de secours, ...) 8.582 Kgs
Le sac de selle 35 L se voit affecter le matériel de camping 🏕️🧭(tente, sac de couchage, matelas, réchaud, coussin, ...) 9.6 kg
Le top case 47 L aura la réserve d'eau de 3 L et beaucoup de place 🤔. Et oui, cela me permettra de ranger le casque et les gants voire le piquenique ... 6.010 kg.
Et enfin, la trousse à outils latérale 🔧 sera chargée d'une manille, une sangle, un rouleau de scotch élec., de colsons et de fil pour une
éventuelle réparation de fortune ou corde à linge. 1.5 kg.
C'est bon, tu as tout calculé avec moi ? 🥴🧮 Tu arrives aussi à 33.42 kg de chargement avec un déséquilibre de 1.659 kg à gauche ?
Si tu as bien suivi, j'ai pour le moment 273.42 kg 😊 J'ajoute le plus important, un ptit gars de 100 kg TPF avec équipement 😝 Et ... une coquetterie 🥳, la mascotte : 55g
Un total final théorique de 373.475 kg.
Tu vois où je veux en venir ? 🤔
L'ensemble est à peine plus lourd qu'une Goldwing vide. 😅
Pour ma part, je vais voyager avec mon équipement 4 saisons en mode été, mes bottes & mon airbag tech air 5.
Une paire de gants mi-saison et une paire été de rechange pour d'éventuelles températures hautes🌡️.
Alors bien sûr après coup, je n'ai pas tout utilisé. Etant trop précautionneux pour cette première, la moitié des vêtements n'a pas servi, ni le kit mèche, la trousse de secours ainsi que le réchaud.
En revanche, la seconde paire de gants a été d'un bon secours en termes de confort après la grosse pluie du 2ème jour.
Les colsons ont quant à eu été utilisés sur le retour après avoir perdu l'un des diabolos de support de valise latérale, comme quoi, même ce qui te parait inutile, peut te rendre service.
Départ
Défilé d'Entre Roches
Vue sur le Léman depuis la route du Col de Cou
Plaque du kilomètre zéro - Thonon-les-Bains
Col des Aravis - 1486m
Lac de Roselend - 1557m
Cormet de Roselend - 1967m
Col du Petit-Saint-Bernard - 2188m
Lac du Chevril (Tignes) - 1790m
Stand-by à cause de l'orage
Col de l'Iseran - 2764m
Lanslebourg-Mont-Cenis
Valloire - Sculptures de pailles
Bonnenuit (Valloire)
Col du Galibier - 2642m
Col du Galibier - 2642m Vue vers Briançon
Glacier Blanc - Pré de Madame Carle
Pré de Madame Carle
Col d'Izoard - 2360m Vers Arvieux (Sud)
Col d'Izoard - 2360m Vers Cervières (Nord)
Camping la Chaup (Barcelonnette)
Fort de Restefond
Col de la Bonnette - 2715m Depuis la Cîme de la Bonette (2860m)
Camp des Fourches
Roubion
Gorges du Cians
Col de Valberg - 1662m
Entraunes
Gorges de Daluis
La Grande Clue - Gorges du Cians
Gorges de Daluis
Citadelle d'Entrevaux
Saint-Martin-Vésubie
Plaque du kilomètre zéro - Menton
Massif de l'Esterel
Point de Vue - Massif de l'Esterel
Route des Calanques
Route Napoléon
Belvédère du Barrage - Lac de Serre-Ponçon
Col du Noyer - 1664m
Barrage du Sautet
L'inventaire
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