Distance : 1 565 KM
Durée : 7 jours
Difficulté : 4/5
Beauté des paysages : 5/5
Budget : 600€
Cela a commencé à 14 ans : "Si tu veux une 50 on t'achète le cercueil qui va avec".
Puis cela a continué : 15 ans, pareil... 16 ans, pareil... 17 ans, pareil.
Du coup, à 18 ans, j'ai passé discrètement la passerelle pour avoir le permis 125cc avec mon permis voiture. LA découverte, le kiff instantané.
J'avais une Honda CBR 125, j'étais un pilote. Ce fut une telle révélation que je garderai cette moto moins de 6 mois; le temps de passer le gros cube et d'oser l'annoncer à mes parents.
S'en suivront des belles années sur les routes...
Viendra le premier road trip, qui sera le début d'une très longue série : la traversée du Vietnam à moto du Sud au Nord, avec deux amis, au guidon de magnifiques Honda Win d'une puissance colossale de 108cc. LE KIFF, à 80 km/h.
Des road trips seront organisés quasiment tous les ans pour assouvir une passion que rien n'arrête.
Les Pyrénées c'est quelque chose qui me fait rêver... depuis que je suis petit.
Déjà, j'adore la montagne : les Alpes, c'est fou; mais les Pyrénées c'est sauvage, un peu inconnu. Pas assez mainstream pour certains : du coup, j'adore.
J'y suis déjà beaucoup allé pour marcher, courir, ou pour skier mais j'avais un rêve : les traverser à moto.
Mon oncle avait un rêve dont il me parlait souvent : les traverser de bout en bout à pied. Son but ultime ? Se baigner dans la Méditerranée, partir, et se baigner dans l'Atlantique quelques jours plus tard. Malheureusement il ne le fera jamais. Alors je vais réaliser son rêve et le mêler au le mien. On va faire exactement cela mais à moto, en off road, avec mes 2 frères.
Tu me suis ?! Go go go !!
Tu trouveras de l'essence partout.
En Espagne le carburant est moins cher et en Andorre ça l'est encore moins. Aucun problème là dessus : ce n'est pas une denrée rare. On en a toujours trouvé une à moins de 100 km de nous.
On avait prévu de bivouaquer la plupart du temps mais finalement nous sommes allés pas mal en camping et cela pour deux raisons.
Déjà parce qu'on a beaucoup roulé et que cela nous libérait de la charge mentale le soir d'arriver et d'avoir juste à poser la tente et d'avoir accès à une douche.
Ensuite, parce qu'il y en a vraiment partout ! Du coup tu as le choix : camping ou bivouac. Fais juste attention, en Espagne c'est autorisé mais il y a beaucoup d'endroits où le bivouac est interdit, il faut juste respecter les règles !
Les midis nous avons toujours trouvé un petit restaurant sur la route et le soir nous avions deux options : réchaud à gaz ou le restaurant du camping. Là encore, toutes les options s'offrent à toi.
Pour rejoindre le départ, nous sommes passés par les Gorges de Galamus. Ce n'est pas sur la trace mais c'est clairement à voir, et pas loin du départ !
L'avantage c'est que tu pars de la France, pour arriver en France, et tu fais une bonne partie de la trace en Espagne.
Il n' y a donc pas besoin de grand chose en administratif, mais pense quand même à prendre ta carte d'identité pour Andorre. Le permis ne suffit pas pour prouver ton identité et tu en auras besoin si tu fais comme nous et que tu dors en camping là-bas.
Niveau matériel, rien de spécial : nous sommes partis avec nos Tenere 700 d'origine. Pneus neufs pour tout le monde, vidange faite et c'est tout.
Jour 0 - Rejoindre le départ - Bordeaux > Collioure
Distance : 450 KM
Difficulté : 1/5
Route
Le Jour 0, on roule tous les trois, de Bordeaux à Collioure. 450 km dont 250 d’autoroute. On passe par les Gorges de Galamus. C’est magnifique; on ne s’arrête pas car pas le temps.
On arrive au Camping de la Coste Rouge recommandé par 52 degrés sud. Il n'est pas cher, et on peut planter notre tente et se doucher pour 30 € pour trois.
Nous allons nous baigner dans la Méditerranée : tradition de transpyrénéenne oblige ! De la mer à l’océan, j'avais prévenu.
On rentre au camping, soirée karaoké au programme "Terre... Brulée... Au vent... Des landes de Pierre".
Bref, on esquivera l’animation. On avale des pâtes Carbonara et on file dans nos tentes : la vraie aventure commence demain.
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Jour 1 - Le vrai départ
Distance : 120 KM
Difficulté : 4/5
Off road et route
Petit déjeuner à Collioure avant de rejoindre le début de notre trace. C’est magnifique. On avale un café, un croissant et un jus de pomme face à la mer. On fait le plein et go.
10 km sur la route et on bascule sur la première piste, en Espagne. On baisse la pression de nos pneus et on fonce droit devant nous. Il fait chaud. C’est aride et comme on est des gros malins, on n’a pas assez d’eau. Ça démarre par une piste cool mais au bout de 20 km on s’enfonce dans du technique. 20 km techniques qu’on mettra 2h à passer. On a chaud, les motos aussi. On est rincés au bout de 50 km.
On arrive à 13h30 dans le village de Cantallops. On croit que c’est le désert mais au détour d’une ruelle, nous tombons sur une terrasse à l’ombre, le restaurant Can Tomas. Ce n’était pas prévu mais on s’arrête. On boit un coca, on mange un merlu frais avec des petits légumes. C’est magnifique, et cela pour 20 € par personne.
On redémarre par une piste ultra technique. Il fait toujours aussi chaud. Le dessert n’était peut être pas si utile que ça...
On a du mal mais on avance. On fait une quinzaine de kilomètres de piste en une heure avant de rejoindre la route. Un petit passage en France avant de rejoindre la Jonquera. On ne s’y arrêtera pas, on file droit vers une petite route en lacets hyper sympa, on passe un lac, puis une rivière et un resto avec piscine au milieu de la forêt... Si nous étions dans les temps, on se serait bien arrêtés mais là on file. Se dessinent alors 20 km de piste ultra cool, un peu roulante et sablonneuse.
L'après-midi se passe, on fatigue un peu et on se retrouve sur une portion du TET, hyper technique : 25 lacets sur des rochers, avec le ravin sur le côté. Pas le droit à l’erreur.
La fatigue, la faim, la chaleur, la recette parfaite pour en avoir marre. On fait 10 kilomètres en 2h, ça galère, c’est dur.. Mais c’est beau.
On sort de cette piste de l’enfer par un tronçon de 5 kilomètres hyper stylé.
Il est 19h30 : on cherche un endroit pour poser nos tentes mais on entre dans un parc naturel : interdit de camper. C’est écrit partout, on respecte.
Par hasard, on tombe sur un camping, le premier qu’on croise de la journée : le camping Bassegoda Park. On s’arrête: ils ont de la place, on paie, on plante les tentes. On mange au resto du camping. Burger. Rideau.
Première journée, on est rincés.
On voulait du off road, on a eu du off road. On voulait des cailloux, on a eu des cailloux. On voulait de beaux paysages, on a eu de beaux paysages.
On voulait de l’eau... on n’avait pas assez d’eau.
Jour 2 - LE KIFF
Distance : 320 KM
Difficulté : 3/5
Off Road et Route
On démarre par 20 km de piste. Sur la carte ça nous faisait peur car pas mal de lacets et on ne voulait pas refaire comme hier. Finalement c’était parfait : la piste est en bon état, et les épingles sont bétonnées.
Pas de café ce matin, ça nous réveille.
On enchaîne par de la route pour avancer un peu. On s’arrête boire un café à Besalu sur la place du centre ville. Un café, un coca et ça repart
Quelques routes, de plus en plus petites, ça serpente, puis des lacets. Que c’est beau!
La route laisse place à une piste roulante : le kiff ! À 2000 m d’altitude, une piste roulante en plein milieu des montagnes sur 20/30 km : incroyable !
Il fait 25 degrés. On est bien.
Puis la piste laisse place à nouveau à une petite route. Nous arrivons dans la ville de Ribes de Freser. Il est 13h30, on s’arrête manger au café de la Plaza en terrasse. Un poulet/pâtes, un coca (15€ par personne) et ça repart.
Ce matin nous avons fait 120/130 km : plus que sur toute la journée d’hier.
Grosse après midi. On fera 180 km. On alterne piste et route. Tout est incroyable. C’est facile.
Nous avons pris la main aussi ça nous aide. Mais les pistes sont plus faciles qu'hier. Les kilomètres s’enchaînent avec plaisir. On alterne sur les altitudes aussi, entre 1000 et 2500 m.
Vers 18h on redescend, la chaleur devient insoutenable, il fait 36 degrés. Nous prenons la décision de continuer la journée et d’aller au Pico Negro ce soir. On se lance dans 30 kilomètres de piste. C’est roulant mais il s'agit de la partie la plus difficile de la journée : il y a quelques pierres et ça monte fort.
À quelques kilomètres du sommet de ce qui aurait dû être le point culminant de notre voyage, un garde forestier nous arrête.
Seules les voitures d’Andorre et les gens qui ont payé une vignette sont autorisés à passer. Nous ne l’avons pas et il est trop tard pour l’acheter. Tant pis pour nous : on respecte et on essaie pas de passer dans son dos.
On prend la route et on redescend sur Andorre la Vieille. On arrive à 21h. On trouve un camping en vitesse. Il est trop tard pour retourner en Espagne et faire du camping sauvage.
Nous dormons au camping Estadi : 64 € pour 3 tentes et 3 motos. On est rincés mais ça nous va. On monte les tentes, il y a des emplacements où on peut garer nos motos. Direction le resto : plat de viande grillée au barbecue, des frites pour 60 € à 3. On se douche. Il est 23h.
On demande pas notre reste car la journée a été longue.
La suite demain.
Jour 3 - On prend notre rythme
Distance : 275 KM
Difficulté : 3/5
Off Road et Route
On traverse Andorre dans les bouchons. L’enfer, mais ça se dégage vite et on arrive sur le col qui fait la frontière avec l’Espagne. Le Port de Cabus - 2300m.
En bitume côté Andorre, et ça passe en piste à la frontière. Parfait pour se réveiller, technique juste ce qu’il faut.
On traverse des hordes de chevaux avec leurs poulains. On coupe les moteurs et on descend comme ça. En bas, on tombe sur un refuge. On s’arrête boire un café (La casa Sisqueta, 4 € les 3 cafés).
La suite de la matinée se passe sur la route. C'est moins marrant mais c’est tellement beau qu’on s’y fait. On avalera 115 km dans la matinée.
Et avant de s’attaquer à une après midi complète de piste, on trouve le seul restaurant ouvert de la ville de montagne de Unha, Reset&go. Le chef nous annonce qu’il n’a que des tapas. C’est parfait. On n’a pas faim, on a TRÈS faim. Un coca, des tapas, un café. C’est cher, on est en montagne on s’en tire pour 25 € par personne.
On repart par les pistes, très cool, en montagne, 20 km, c’est parfait. Il fait bon, ça roule, c’est nickel.
Au Val d’Aran, on traverse les troupeaux de vaches, on coupe nos moteurs pour ne pas leur faire peur. On adore.
Malheureusement la piste va laisser place à 110 km de route. Un peu sympa au début mais beaucoup de grande route après. C'est pas très fun mais cette transition est nécessaire pour rattraper les pistes plus tard. On traverse la vallée, encaissée entre les montagnes, pas une piste à l’horizon. On prend notre mal en patience, c’est ok.
On finit l’après-midi sur 20 km de TET espagnol. C'est un peu technique, pile ce qu’il faut et avec l’énergie qu’il nous reste. On fera 275 km dans la journée. On est presque à mi-parcours, un peu en avance, ça va nous permettre de pourvoir nous perdre ou d'avoir des galères plus tard.
On ne le sait pas encore mais on va être servis.
Le soir on trouve de nouveau un camping en pleine campagne : le Camping Isabena à la Puebla de Roda. 28 € pour 3 tentes, on paie.
La piscine est encore ouverte, on se baigne pour la première fois. Il fait 35 degrés. Une douche, un hamburger et au lit. 22h30, rideau.
Jour 4 - LA GALERE
Distance : 85 KM
Difficulté : 4/5
Off Road et Route
On démarre la journée par des pistes bien "challengeantes" et un peu techniques.
Malheureusement le TET nous fait passer dans un endroit privé. Je me fais rattraper par le propriétaire, pas content. Désolé monsieur ! On enchaine, c’est plus technique que les deux derniers jours, mais clairement ça passe.
On transitionne sur 10/15 km par la route et on s’engage dans une piste technique. Des galets, ça roule sous nos pneus mais ça passe. Et là, à quelques centaines de mètres du sommet du col, la tuile. Ma moto n’avance plus. Je passe la vitesse, je relâche l’embrayage. Mais rien. La 1. La 2. La 3. Rien à faire. L’embrayage est KO, d’un coup.
On est dans la panade.
Au milieu de rien, c’est désertique. Il est 13h30 et il fait 38 degrés. La décision est prise de faire faire demi tour à la moto. Je redescends tout au point mort, moteur coupé. Quand ça remonte on me tire avec des sangles. On mettra 1h pour faire les 5 km qui nous séparaient de la route la plus proche.
Il n’y a rien.
Personne.
On n’a pas de quoi réparer un embrayage sur nous. Nous appelons l’assistance, pas le choix. La première ville est à 35 km, sans avoir la certitude qu’il y aura un garage.
On attend... 1 heure, 2 heures, 3 heures. Pour l’instant, pas une dépanneuse à l’horizon. On attendra 4 heures sous 38 degrés sans ombre avant de voir arriver une dépanneuse au milieu de l’oued. Il ne parle ni français ni anglais. C’est plus que compliqué. Il nous emmène dans une ville désertique. Il ne sait pas réparer les motos. On se bat avec l’assurance, etc.
Je vous passe les détails mais il est 21h quand je décide de repartir du garage avec ma moto en panne sous le bras. Je ne laisse pas la moto de James Bond dans le gourbi de Mendes (pour ceux qui ont la référence).
On décide de trouver un camping pour aller dormir. Nous arrivons au Camping Pena Montanesa dans le ville de Ainsa. 28 € pour les 3 tentes et les 3 motos. On recommande pas le restaurant car la nourriture n'est pas bonne, mais il y en a un autre à l’entrée de la zone qui a l’air bien mieux. À tester.
On arrive au camping à 22 h en tractant la moto. On mange. On se douche. Il est 23h30. Demain on essaiera d’aller acheter les pièces pour réparer sur place, puisqu'on ne peut pas compter sur l'assurance.
Demain est un autre jour et demain il fera jour. Minuit. Rideau.
Jour 5 - On trouve la solution et on repart
Distance : 170 KM
Difficulté : 2/5
Off Road et Route
On démarre la journée aux aurores. Mon frère part à Huesca, à 130 km, pour le magasin de moto le plus proche qui ouvre à 9h pour acheter des disques d’embrayage neufs. On a eu le mécano par Whats App hier soir : il a les pièces.
Pendant ce temps, avec mon autre frère, on se trouve un spot pour faire de la mécanique de brousse. On démonte les protections, les carénages puis le carter moteur, on vide l’huile, le liquide de refroidissement et la pompe à eau. La panne est là, les disques sont poncés jusqu’à la moelle. C’est rassurant : on a identifié le problème.
Notre frère nous appelle : il a les pièces, il repart. On l’attendra 2 heures. Il arrivera à 12h30. On remonte, on fait une petite erreur avec le câble, on redémonte vite fait et on remonte. On teste, ça marche. Alléluia ! Il est maintenant 14h30. On mange (on a quasi rien mangé depuis hier midi) on range notre campement et on repart. Enfin ! Il est quasi 17h. On a 300 km de retard sur le planning.
Départ de la spéciale du jour. 17h.
Notre mission : faire le plus de kilomètres possible. On coupe par les routes pour esquiver deux pistes qu’on devait faire mais il faut qu’on rattrape un peu le temps perdu. Ça roule, les kilomètres s’enchaînent. Pas marrant au début : de grandes routes sur 80 km mais qui laisseront place à de grandes pistes. Ça fait plaisir de pouvoir y regoûter après avoir frôlé un rapatriement en France pour ma bécane et moi.
On fera un peu plus de 170 km : pas mal pour un départ aussi tardif ! On a rattrapé un peu notre retard.
On arrive dans la ville d'Aguero à 21h30. On n’a pas d’eau, pas de quoi manger.
Direction le camping municipal. Il n’y a que ça. Nous sommes très mal reçus. L’impression de déranger. On nous jette limite à la tête le papier de réservation. On fuit, faites de même ! On redémarre les bécanes pour faire les 5 km jusqu'à la ville de Murielle de Galego.
Nous trouvons le camping Armalygal. Il est 22h, l’orage arrive.
Le vent se déchaîne. On réserve un emplacement. On file au restaurant qui ferme dans 5 minutes. On avale 3 crêpes chacun. C’est cher mais nous sommes très bien reçus : 100 € pour 3. Nous n’avions pas fait de vrai repas depuis 48h. Nous voilà requinqués. Prêt à repartir demain pour avaler les kilomètres. Direction les Bardenas.
Il est 23h40. La journée a encore été longue et le réveil sonnera bientôt. Il est temps de faire de beaux rêves. Nous sommes bercés par le vent.
La journée fut longue mais maintenant nous savons changer un embrayage !
Jour 6 - On rattrape le retard
Distance : 300 KM
Difficulté : 3/5
Off Road et Route
Nous somme toujours en retard, il faut donc que l’on rattrape. Ce matin on enquille sur de la piste directement. C’est cool. On rattrape rapidement les Bardenas Negras. La piste se transforme en un épisode plutôt difficile. On fait 5 km en 1h.
Sur la route on passe sur une piste de cross. On s’envoie 2/3 tours pour tester. C’est marrant. On repart.
Ensuite ça reprend sur des pistes simples. On avance à 90-100 km/h. On passe dans des endroits humides. Je manque de faire une sacrée chute en glissant avec mon pneu slick arrière dans une flaque qui m’envoie droit dans le fossé. Par un miracle encore inexpliqué, j’arrive à m’arrêter à 10 cm du précipice.
On repart et on arrive dans les Bardenas Blancas. Véritable autoroute du Off Road : on fait du 100 de moyenne sur des pistes droites; à la limite du pas drôle et il y a du monde.
Le paysage a clairement changé. On est passé de la haute montagne au désert en peu de temps. On fera donc 185 km dans la matinée.
On mange au « Routier » du coin : le restaurante Deportivo dans la ville de Carcastillo. 14 € le menu entrée-plat-dessert (eau incluse). C’est pas gastronomique mais c’est parfait. Il est 16h30, on repart. Il fait chaud. C’est étouffant. 44 degrés au maximum. On était mieux dans les montagnes, mais on ne regrette pas ce détour par les Bardenas.
On s’engage droit dans une piste pas très difficile mais la digestion, la fatigue accumulée et la chaleur écrasante nous pousse à en sortir au bout d’une dizaine de kilomètres.
On va y rester. Il faut qu’on se sorte d’ici. On rattrape la première route et on file 90 km au nord, droit dans les montagnes. On y arrive, on remonte enfin et la température baisse. 33 degrés nous paraissent frais. On fera quasi 100 km de piste; roulante par endroits, technique sur d’autres. Il y a de tout. C’est le pied.
Il est 21h, on se trouve un spot de camping au milieu des montagnes le long d’une petite rivière. On mange des pâtes au pesto, du saucisson et au lit ! On s’endort, bercés par l’eau qui coule et les oiseaux qui chantent. Chacun sa tonalité, ils communiquent.
Nous nous endormons vers 23h. Demain sera déjà la fin de notre voyage. Nous devrions arriver à Saint-Jean-de-Luz vers midi.
Jour 7 - Déjà la fin !
Distance : 200 KM
Difficulté : 3/5
Off Road et Route
On dort dans les montagnes. On replie tout pour la dernière fois, 7h45 les moteurs démarrent. On repart direct sur les pistes. On est au milieu des montagnes. On a de tout, du facile, du moins facile, de la forêt, de la plaine , des cailloux, de la terre.
Nous alternons entre la France et l’Espagne. On fait un gros détour car une éleveuse nous interdit de prendre une piste qui avait l’air magnifique sur une crête pour descendre une dernière fois des Pyrénées. Tant pis, c’est dommage. Prenez-la si vous allez là-bas.
On fera 200 km dans la matinée pour rejoindre Saint-Jean-de-Luz. On arrive à 14h. On pensait bouillir de chaud mais c’est le seul endroit en France où il fait moins de 37 degrés : 23 au thermomètre.
Une Transpyrénéenne n’en serait pas une sans la baignade dans la mer au départ et dans l’océan à l’arrivée. On se change sur le trottoir, et on file dans l’eau. L’aventure s’arrête ici, une semaine après avoir commencé.
C’était incroyable.
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